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Monday, December 22, 2014

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Les Universités d’Israël impressionnent l’U.D.M.

Tags: Campus
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Guy Breton

Dix hauts dirigeants de l’Université de Montréal, la plus importante Institution d’Études supérieures du Québec, ont visité pendant dix jours Israël et rencontré leurs homologues des principales Universités de ce pays: l’Université Hébraïque de Jérusalem, l’Université de Tel-Aviv, l’Université Bar-Ilan de Ramat-Gan, l’Université de Haïfa, l’Institut Technion, l’Institut Weizmann des Sciences et l’Université Ben Gourion de Beersheva. Ils ont aussi rencontré à Ramallah le Doyen de la Faculté de Médecine de l’Université de cette ville palestinienne.

Dirigée par le Recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, qui a été l’initiateur de cette Mission universitaire en Israël, cette Délégation académique était composée des Doyens et de Professeurs des Facultés de Médecine, de Pharmacie, de Biologie, de Science Politique et de Musique.

“Nous avons été très impressionnés par le grand dynamisme, l’excellence de la Recherche scientifique, la capacité d’innovation et le pragmatisme au niveau organisationnel des Universités israéliennes. En l’espace de six décennies, Israël a bâti un Réseau universitaire très perfomant, aujourd’hui réputé mondialement. Depuis sa fondation, en 1948, ce petit pays d’à peine 8 millions d’habitants a décroché 12 Prix Nobel dans des domaines scientifiques majeurs. Une belle prouesse!”,  souligne Guy Breton, que nous avons interviewé dans son Bureau du Rectorat de l’Université de Montréal.

Les facettes du Modèle universitaire israélien qui ont fortement intéressé les dirigeants de l’Université de Montréal:

-Les Universités israéliennes favorisent une approche thématique plutôt qu’une approche disciplinaire.

“À l’Institut Weizmann des Sciences, on a visité un Laboratoire spécia­lisé dans la Recherche sur l’olfaction au sein duquel travaillent ensemble des neurologues, des physiologues, des psychologues, des spécialistes en Technologie de l’information… C’était très impressionnant. L’approche thématique me plaît beaucoup. Je pense que l’avenir du développement du savoir passe par les interrelations de chercheurs de formations universitaires différentes partageant un intérêt académique commun”, explique Guy Breton.

-La détermination à relever de grands défis, notamment dans le créneau de la Recherche scientifique.

“Les Universités israéliennes sont très pragmatiques et vont droit au but. Elles aiment relever des défis de taille plutôt que de perdre leur temps à mettre sur pied des Comités de travail et à décréter des moratoires, a constaté Guy Breton. Cette approche très concrète me plaît beaucoup parce que moi je suis un homme d’action.”

-Les Partenariats très fructueux instaurés entre les Universités, les Instituts de Recherche et des Com­pagnies privées.

“En Israël, il n’existe pas, comme c’est le cas au Québec, une césure entre l’Université et ses chercheurs, l’innovation technologique et les Entreprises privées. En Israël, les Compagnies privées ne disent pas aux chercheurs ce qu’ils doivent découvrir, elles leur disent tout simplement: lorsque vous aurez trouvé quelque chose, nous allons vous aider, si c’est possible, à en faire un produit ou un service et à le commercialiser.”

-Être au service des besoins de la Communauté.

Un exemple très probant dont la Délégation de l’Université de Montréal a été témoin de visu: le Système très sophistiqué d’irrigation goutte à goutte conçu par des chercheurs de l’Université Ben Gourion de Beersheva, qui a permis de reconquérir le Désert du Néguev.

“C’était passionnant de voir à l’oeuvre ces chercheurs résolus à surmonter les problèmes les plus complexes, à trouver des solutions, à les appliquer et à rendre ensuite ces solutions disponibles pour le bénéfice de toute une Communauté.”

-Guy Breton a trouvé aussi “très inspirante” la politique linguistique en vigueur dans le Réseau universitaire israélien. Dans le 1er Cycle, tous les cours sont dispensés en hébreu. Mais aux 2ème et 3ème Cycles, les cours sont aussi offerts en anglais. L’enseignement d’une deuxième langue est obligatoire: l’anglais. Une deuxième langue secondaire est aussi apprise: souvent l’arabe et de plus en plus le français.

“Tout en défendant ardemment l’hébreu, les Israéliens ne sont pas du tout réfractaires à enseigner des langues étrangères. Le Modèle linguistique israélien me plaît beaucoup. J’aimerais bien que le Québec s’inspire de ce Modèle linguistique, c’est-à-dire défendre légitimement le français sans craindre d’enseigner aux jeunes Québécois d’autres langues”, dit Guy Breton.

La Francophonie israélienne, qui n’a cessé de se développer ces dernières années, notamment grâce à l’arrivée d’un nombre sans cesse croissant de nouveaux immigrants originaires de France, “ouvre des perspectives de coopération très intéressantes” entre l’Université de Mont­réal et les Universités israéliennes, estime Guy Breton. Aujourd’hui, environ 20% de la population israélienne parle  le français, rappelle-t-il.

“Au chapitre de la Francophonie, il y a des complémentarités qui semblent exister, et que nous souhaitons prochainement développer, entre l’Uni­ver­si­té de Montréal et les Universités israéliennes que nous avons visitées. Nos interlocuteurs nous ont dit que des étudiants francophones israéliens seraient très intéressés à suivre, dans le cadre d’un échange aca­dé­mique structuré, des Programmes offerts par l’Université de Montréal.”

Cette Mission en Israël a donné des résultats très concrets: l’Université de Montréal a signé des ententes de coopération et d’échanges interuniversitaires officielles avec l’Institut Technion et l’Université de Haïfa. Des discussions exploratoires ont été aussi entamées avec l’Université Hébraïque de Jérusalem, l’Université de Tel-Aviv, l’Institut Weizmann des Sciences et l’Université Bar-Ilan.

“Les perspectives de Partenariats avec d’autres Universités israéliennes ont de bonnes chances de se concrétiser dans un futur proche. Je suis très optimiste là-dessus. Les Facultés de Médecine de l’Université Ben Gourion et de l’Université de Haïfa ont exprimé le souhait que l’Université de Mont­réal accueille en Stage de formation médicale plusieurs de leurs étudiants. Il y a des pistes de coopération très intéressantes qui se profilent à l’horizon et que nous comptons explorer plus profondément”, nous a dit Guy Breton.

Un autre champ de coopération potentiel: les Nanotechnologies, domaine scientifique dans lequel les Universités et les Instituts de Recherche israéliens excellent.

Deux généreux philantropes mont­réa­lais, Morris et Rosalind Goodman, ont participé aussi à cette Mission universitaire en Israël. 

Guy Breton tient à remercier le Centre Consultatif des Relations Juives et Israéliennes (C.E.R.J.I.), notamment Myriam Azogui-Halbwax, Directrice adjointe de cette Institution, chargée des Relations communautaires et universitaires, qui a accompagné la Délégation de l’Université de Montréal en Israël, et le Consul général d’Israël à Montréal, Joël Lion, pour la grande aide qu’ils ont prodiguée à l’Université de Montréal durant la préparation et le déroulement de cette Mission académique très réussie.

In an interview, Université de Montréal rector Guy Breton talks about the recent academic mission that took several of the university’s leaders to Israel to meet with their counterparts at Israeli universities.

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