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Le retour à Séfarad de Pierre Assouline

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Pierre Assouline. (Francesca Mantovani-Gallimard Photo)

Le 10 juin 2015, las Cortes, le parlement espagnol, a promulgué une loi qui permet désormais aux descendants des Séfarades expulsés d’Espagne en 1492 de recouvrer la nationalité dont leurs ancêtres avaient été déchus.

Un moment mémorable et historique pour le judaïsme espagnol et le Séfardisme.

Cependant, trois ans après l’adoption de cette loi, de nombreux Séfarades souhaitant acquérir la citoyenneté espagnole poursuivent encore les démarches administratives éreintantes requises par le gouvernement de Madrid. Ils ne sont pas au bout de leur peine.

Dans Retour à Séfarad (Éditions Gallimard, 2018), un livre autobiographique passionnant, l’écrivain Pierre Assouline relate son chemin de croix pour être naturalisé Espagnol.

Retour à Séfarad est une grande enquête sur le Séfardisme, une radioscopie saisissante de l’Espagne d’aujourd’hui et une réflexion puissante sur la délicate question de l’identité.

Né à Casablanca, au Maroc, journaliste et écrivain, auteur de nombreuses biographies de figures marquantes de la littérature, des arts et des affaires —Simenon, Hergé, Cartier-Bresson, Dassault— et de dix romans qui ont connu un grand succès, Pierre Assouline est membre de la prestigieuse Académie Goncourt.

Il nous a accordé une entrevue.

Comment et quand est née l’idée d’écrire ce livre?

C’est le discours historique, prononcé le 30 novembre 2015, par le roi Felipe VI d’Espagne à l’adresse des Séfarades qui a été l’élément déclencheur de ce livre. Ce jour-là, les mots du monarque espagnol m’ont profondément interpellé et ému. “Comme vous nous avez manqué! ” a-t-il déclaré en s’adressant aux descendants des Juifs expulsés d’Espagne en 1492 par ses ancêtres, la reine Isabel de Castille et son époux, le roi Ferdinand d’Aragon. J’ai pris la couronne espagnole au mot. J’ai décidé alors d’entreprendre, pour des raisons symboliques, les démarches pour acquérir la nationalité espagnole. Mais ce catalyseur qu’a été le discours poignant de Felipe VI est venu se greffer sur un terreau déjà ancien, celui d’un questionnement sur l’identité, qui est un débat permanent en France, et dans d’autres pays, depuis le début des années 2000.

Est-ce le devoir de mémoire qui vous a motivé à vous lancer dans cette aventure littéraire et identitaire?

Non. Je suis contre le devoir de mémoire. Pour moi, l’expression “devoir de mémoire” est un non-sens parce que si la mémoire relève du devoir, ça ne vaut plus le coup. Il faut que la mémoire soit spontanée, vienne du cœur, et ne soit à aucun moment régie par les impératifs d’un devoir.

Avez-vous été surpris que, plus de cinq siècles plus tard, l’Espagne veuille octroyer la nationalité espagnole aux descendants de la communauté séfarade qu’elle a bannie en 1492?

L’Espagne n’était pas obligée de redonner la nationalité espagnole aux descendants des Séfarades qu’elle a expulsés de ses terroirs il y a 526 ans. Si elle l’a fait, c’est parce qu’elle estime que c’est un beau geste envers la communauté séfarade. Par ailleurs, il y a aussi un intérêt économique inhérent à cette affaire. Je ne crois pas que l’Espagne attende que des Séfarades investissent des capitaux dans l’économie nationale, fortement ébranlée par la dernière crise financière internationale. Mais la décision du gouvernement de Madrid d’attribuer la nationalité espagnole aux Séfarades pourrait avoir un impact économique non négligeable au niveau touristique. En effet, aujourd’hui, on assiste à la restauration de beaucoup de Juderias —anciens quartiers juifs— dans toute l’Espagne. De même qu’on assiste depuis une quinzaine d’années à la restauration des ghettos dans les villes d’Europe centrale. Ces projets de restauration s’inspirent de celui mis en branle à Prague il y a une trentaine d’années. Les Pragois avaient alors compris avant tout le monde que le quartier juif allait être l’un des endroits les plus visités de la ville. Depuis quelques années, le gouvernement de Madrid, par le truchement de son ministère du Tourisme, encourage toutes les villes espagnoles à retrouver leurs traces juives, à les ressusciter et à les restaurer. C’est un élément touristique important non seulement vis-à-vis des touristes juifs, mais du tourisme en général. Il existe même une Red de Juderias —Réseau des anciens quartiers juifs—, une organisation très active chargée de promouvoir ce pan important de l’histoire séfarade de l’Espagne.

Vous racontez dans votre livre qu’obtenir la citoyenneté espagnole est une épreuve plutôt ardue.

Ceux qui souhaitent acquérir la nationalité espagnole sont confrontés aux mêmes écueils auxquels se heurtent ceux qui veulent être naturalisés Français, Canadien ou Américain, c’est-à-dire à des problèmes administratifs. Ce n’est pas du tout facile d’acquérir la nationalité française. C’est un parcours du combattant administratif qui peut durer longtemps. J’ai moi-même fait l’expérience. Je suis Français, né Français de parents nés Français. Mais le simple fait qu’il est indiqué sur mon certificat de naissance, République française, protectorat du Maroc, ça chamboule tout. Il y a trois ans, j’ai dû entamer des procédures devant un tribunal pour prouver que j’étais Français. J’ai été contraint de plaider ma cause pendant deux ans. Une histoire de fou! Les Séfarades septuagénaires et plus âgés qui ont demandé la nationalité espagnole ne doivent pas composer avec ces problèmes administratifs. Le gouvernement de Madrid a récemment réformé la loi pour qu’ils l’obtiennent rapidement. Depuis la sortie de mon livre, je donne des conférences aux quatre coins de la France. Il y a quelques jours, à la fin d’une conférence, j’ai rencontré un monsieur de 86 ans, Salomon Benoliel, né dans la même ville que moi, Casablanca. Il m’a dit qu’il a obtenu son passeport espagnol en l’espace d’un mois. Je lui ai répondu: “Vous plaisantez!”. Il me l’ a montré. La loi est imparfaite, mais elle est amendée régulièrement. Elle a été prolongée d’un an.

Beaucoup de Séfarades ayant entrepris, il y a trois ans, les démarches pour obtenir la nationalité espagnole ne l’ont toujours pas acquise. Ils sont très frustrés par la lenteur bureaucratique du processus. Ils ont même l’impression que les autorités espagnoles multiplient délibérément les obstacles.

Je n’ai toujours pas obtenu la nationalité espagnole parce que l’ultime étape à franchir, une fois qu’on a réuni tous les papiers, est de fixer un rendez-vous avec un notaire en Espagne, qu’on vous désigne. Ce dernier examine tous les documents requis et vous fait passer ensuite un examen pour tester votre aptitude à devenir Espagnol. Il veut s’assurer que vous êtes un Espagnol de cœur, comme s’il avait une quelconque compétence pour le vérifier. Cette démarche n’est pas normale. J’ai dû attendre six mois avant que le notaire qu’on m’a assigné me réponde. Il a fallu que je me rende à Madrid et proteste vigoureusement avant qu’il daigne donner signe de vie. Ça ne s’est pas très bien passé parce que je ne l’ai toujours pas rencontré.

En fait, je me suis rendu compte que les notaires espagnols sont à l’image de l’Espagne. Il y a deux Espagnes depuis 1492. Une Espagne fermée, catholique, réactionnaire, conservatrice et néofranquiste, qui n’est pas du tout ravie que des Séfarades reviennent au pays. Et, une Espagne catholique, mais ouverte, moderne et tolérante. Moi je suis tombé sur un notaire de l’Espagne la plus réactionnaire. Pas de chance! Ces deux Espagne cohabitent tant bien que mal depuis plus de cinq siècles. Elles sont le reflet de l’Espagne d’aujourd’hui. Depuis le début de la transition démocratique, en 1976, l’Espagne franquiste, et surtout sa grande alliée, l’Église catholique, très réactionnaire, ont perdu beaucoup de leur superbe et de leur pouvoir.

Quel regard l’Espagne porte-t-elle aujourd’hui sur les Juifs?

Elle ne porte aucun regard. L’antisémitisme est inexistant en Espagne. Ce n’est pas un problème. Par rapport à la situation qui sévit en France, où nous assistons depuis plusieurs années à une recrudescence inquiétante de l’antisémitisme, en Espagne, ce phénomène délétère est insignifiant. Il ne faut pas oublier que pendant cinq siècles, l’Espagne était judenrein, c’est-à-dire “nettoyée de ses Juifs”. Le véritable problème est l’ignorance que les Espagnols ont des Juifs. Pour écrire ce livre, j’ai sillonné les quatre coins de l’Espagne. J’ai visité de nombreuses petites villes. La chose qui m’a le plus surpris est le grand nombre d’Espagnols qui m’ont dit candidement que c’était la première fois qu’ils voyaient un Juif. Je n’ai jamais entendu une chose pareille en France. “Mata Judios” —”Tue des Juifs”— est une expression populaire qui fait partie intégrante du langage quotidien des Espagnols. Récemment, lors d’un débat à la télévision, une élue municipale d’une bourgade a déclaré sans ambages: “No soy una perra judia” —”Je ne suis pas une chienne juive”—. Personne n’a été choqué. C’est inouï! Si vous tenez un tel propos en France, vous avez un procès le lendemain. C’est le parler quotidien des Madrilènes, ils ne pensent pas à mal. Il y a en Espagne un observatoire de l’antisémitisme, dont je consulte régulièrement le site Web. Cette semaine, l’incident le plus grave a été un graffiti antisémite badigeonné sur la porte des toilettes d’une université.

Cependant, une majorité d’Espagnols sont farouchement anti-israéliens.

En Espagne, à l’instar d’autres pays européens, l’antisionisme est une réalité bien ostensible. Il nourrit l’antisémitisme à l’extrême gauche et aussi dans les milieux d’extrême droite. Mais ça demeure un phénomène assez marginal. Tout comme la manifestation qui a lieu à Grenade tous les ans, le 2 janvier, organisée par l’extrême droite espagnole pour commémorer la “Toma de Granada”, la reconquête en janvier 1492 par les troupes espagnoles de cette ville d’Andalousie sous domination musulmane pendant plusieurs siècles, est un acte marginal, largement boycotté par les Espagnols. En Espagne, la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions), prônant le boycott économique d’Israël, et le discours d’extrême gauche antisioniste sont beaucoup moins virulents qu’en Angleterre, où ils sont d’une violence inouïe et très efficaces. En Grande-Breatagne, les universitaires israéliens ne sont pas les bienvenus dans de grandes universités, telles qu’Oxford et Cambridge. C’est courant et normal. En Espagne, les campagnes anti-Israël ont peu d’impact.

Le mot “Séfarad” n’est-il pas galvaudé aujourd’hui?

C’est normal que la notion de “Séfarad” soit extensible. Parfois, il est difficile de déterminer avec exactitude si un Séfarade a réellement des racines identitaires hispaniques. Mais il ne faut pas abuser non plus de cette notion. Un Juif d’Irak qui parle l’arabe depuis des générations n’a pas grand rapport avec l’Espagne. Le terme “Séfarad” peut être interprété dans un sens très large. Mais tout le monde sait que “Séfarad” signifie descendant d’Espagne et que deux des principaux marqueurs du Séfardisme sont la culture et la langue espagnoles.

 

Votre livre n’est pas seulement une grande enquête sur l’Espagne d’aujourd’hui, mais aussi une réflexion sur l’identité.

Ce livre est une enquête historique, identitaire, et même touristique. Son vrai sujet ne sont ni les Séfarades, ni l’Espagne, mais une réflexion sur l’identité et la puissance de la mémoire. J’évoque l’attachement nostalgique d’un peuple à une culture, à une langue et à un pays qui l’a non seulement expulsé, mais aussi massacré. Il y a là quand même un grand paradoxe. En effet, je ne connais pas de Juifs polonais qui veulent retourner vivre en Pologne, ni de Juifs algérois qui souhaitent réétablir leurs pénates en Algérie. En revanche, il y a un attachement affectueux incroyable des Séfarades à l’Espagne qui perdure depuis des siècles. C’est un peu fantasmatique. C’est normal parce que toute quête d’identité est fantasmatique.

Ce profond attachement des Séfarades à l’Espagne m’a beaucoup frappé. J’ai aussi été très ému de voir l’Espagne, pays où je me rends chaque année depuis mon enfance, dans ses métamorphoses. Il a fallu que j’écrive ce livre pour que je mesure la profondeur de mon attachement à l’Espagne et me rende compte à quel point la mémoire archaïque prend le dessus sur la mémoire immédiate. Mon attachement à l’Espagne est charnel. Il m’a fait comprendre que l’identité est plurielle, surtout chez les Juifs, qu’elle ne peut pas être autrement que cosmopolite. Je suis Français, ma langue sera toujours le français, je n’écrirai jamais dans une autre langue, mais, en même temps, je me sens aussi vraiment chez moi en Espagne et au Maroc, tout en me considérant Méditerranéen et Européen.

Comment envisagez-vous l’avenir du Séfardisme au XXIe siècle?

En 2016, j’ai publié un roman intitulé Golem. Pour l’écrire, j’ai mené une enquête sur le judaïsme en Europe centrale. J’ai entrepris une enquête analogue en Espagne pour écrire Retour à Séfarad. Avec le recul, ces deux enquêtes sur la mémoire et l’identité m’ont rendu très mélancolique parce que j’ai compris ce que je savais déjà, mais qui m’a sauté aux yeux en visitant des contrées d’Europe centrale et l’Espagne: qu’aujourd’hui, au début du XXIe siècle, on prend acte du fait que deux civilisations millénaires ont disparu à jamais, la civilisation ashkénaze et la civilisation séfarade.

La civilisation ashkénaze a été coupée de sa terre, assassinée, dispersée et diluée. En Israël, il n’y a plus d’Ashkénazes, mais des Israéliens. Aux États-Unis, les Ashkénazes sont devenus des Américains. La preuve de la dissolution de la civilisation ashkénaze dans le monde juif, et dans le monde nord-américain: le yiddish n’existe quasiment plus. Dès que la langue yiddish a été séparée de sa terre matricielle, ça a été la fin. C’est une chose qui me rend très triste parce que la civilisation ashkénaze a été une merveille.

En ce qui a trait à la civilisation séfarade, elle a existé en exil pendant cinq siècles. Elle aurait pu mourir après la catastrophe de 1492. Mais comme les Séfarades sont restés profondément attachés à la langue et à la culture espagnoles, ils ont continué à les perpétuer et à les renouveler tout en demeurant éloignés de leur terre ancestrale. Les Séfarades ont fait revivre leur civilisation dans l’Empire ottoman et dans l’empire arabo-musulman. Mais, aujourd’hui, il n’y a plus de Juifs dans le monde arabo-musulman. C’est donc la fin de la civilisation séfarade. À l’instar du yiddish, la langue judéo-espagnole est aussi en voie d’extinction. L’arabe aussi n’est plus parlé par les jeunes Séfarades en France, en Israël, au Canada…

Donc, vous êtes pessimiste quant à l’avenir de la culture séfarade.

Pour moi, aujourd’hui, ce sont les Juifs, et non les Séfarades, qui sont en danger. En France, on s’inquiète du sort des Juifs, pas de celui des Séfarades. Comment ne pas être inquiet? Depuis quinze ans, on assassine des Juifs, y compris des enfants, non pas pour ce qu’ils pensent, mais pour ce qu’ils sont. Au début des années 80, les premiers attentats perpétrés en France, contre le restaurant Goldenberg, la synagogue de la rue Copernic… étaient des attentats politiques, liés au conflit israélo-arabe, commis par des terroristes venus de l’étranger. Aujourd’hui, on ne parle plus d’attentats, mais du meurtre de son voisin. C’est terrifiant!

Depuis l’an 2000, la France est confrontée à un fléau qui n’a cessé de progresser: un nouvel antisémitisme émanant des milieux arabo-musulmans. Les pouvoirs publics français n’ont-ils pas banalisé cet antisémitisme trop longtemps?

L’antisémitisme musulman est différent de l’antisémitisme traditionnel français. L’antisémitisme français, catholique, d’extrême droite, nationaliste, n’a jamais disparu, mais n’a jamais tué personne. Il a pour objectif, au pire, de retourner les tombes dans un cimetière, au mieux, de dessiner des graffitis dans des toilettes. Quant à l’antisémitisme de salon mondain, qui n’a jamais cessé, moi je l’ai toujours connu, on y répond directement. L’antisémitisme musulman est beaucoup plus grave parce qu’il tue des Juifs.

Oui, cet antisémitisme a été banalisé pendant plusieurs années. On connaît les responsables de cette banalisation: l’ancien premier ministre, Lionel Jospin, et son ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant. À l’époque, j’étais journaliste à la radio France Culture. J’ai été témoin de grandes manifestations anti-israéliennes sur les grands boulevards de Paris. Des élus politiques de la République étaient présents. C’étaient des manifestations pro-Hamas. Les hommes politiques présents ne le savaient même pas. Sur des banderoles pro-Hamas était inscrit en arabe: “Mort aux Juifs”. Lionel Jospin et Daniel Vaillant ne cessaient de dire : “Ce n’est pas de l’antisémitisme, ce sont des actes commis par des voyous”. Ils ont ainsi banalisé l’antisémitisme.

L’écrivain Alain Finkielkaut et l’historien Georges Bensoussan mettaient constamment en garde les pouvoirs publics, les intellectuels et les journalistes contre le retour en force de l’antisémitisme. Ils décrivaient l’atmosphère putride qui régnait dans les “Territoires perdus de la république”, c’est-à-dire les zones de non droit où la police ne pouvait pas entrer et les écoles où des élèves échaudés empêchaient les professeurs d’enseigner l’histoire de la Shoah. On nous répondait alors que tout ça n’était que de la propagande. Depuis, l’antisémitisme n’a cessé de proliférer. Aujourd’hui, il a atteint des proportions inouïes.

Ce nouvel antisémitisme n’est-il pas attisé par la rhétorique virulente anti-Israël de l’extrême gauche française?

Certes. L’extrême gauche a aussi une responsabilité dans le retour en force de l’antisémitisme en France et en Europe. Les islamo-gauchistes n’ont jamais voulu reconnaître que leurs critiques et leur hostilité absolue envers Israël relevaient d’une logique antisémite. Ils n’ont jamais voulu admettre non plus que les anciennes victimes du colonialisme français, les Arabes, puissent être aujourd’hui les bourreaux. Quand un djihadiste assassine froidement des enfants à l’entrée d’une école juive, les islamo-gauchistes qualifient celui-ci de “gangster” et non de “meurtrier terroriste”. Depuis des années, on leur dit qu’”islamisme” commence par “islam” et qu’il y a quelque chose d’irréductiblement antijuif dans la théologie musulmane. Même des penseurs et des politologues musulmans le reconnaissent désormais. Mais les islamo-gauchistes récusent cette réalité.