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L’AJDS au Salon des écoles juives de France

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De gauche à droite : Sidney Benudiz, directeur général de l’AJDS, Élodie Marciano, présidente de l’Association "Choisir l’École juive", et l’enseignant Jean-Claude Rubier au Salon des écoles juives de France, à Paris. (AJDS Photo)

Depuis le début des années 2000, la communauté juive de France vit dans un climat d’insécurité alourdi par la multiplication des actes antisémites.

De plus en plus de parents israélites font le choix de l’école juive.

D’après les données établies par l’Association “Choisir l’école juive”, en France, environ un tiers des élèves de confession israélite fréquentent les écoles juives. Mais, ces dernières années, de nombreuses familles israélites ont décidé de retirer leurs enfants des écoles publiques et de les scolariser dans des établissements éducatifs juifs.

“C’est une tendance de fond qui se confirme d’année en année. Aujourd’hui, beaucoup de parents juifs considèrent que les écoles juives sont plus sécuritaires que les écoles publiques”, explique en entrevue Sidney Benudiz, directeur général de l’Association des écoles juives de Montréal (AJDS) — www.ajdsmontreal.org —, qui regroupe six écoles secondaires et neuf écoles primaires.

L’AJDS a participé le 26 janvier dernier à la seconde édition du Salon des écoles juives de France.

Cet événement, qui a attiré quelque 1200 personnes, a été organisé par l’Association française “Choisir l’école juive” dans un hôtel situé dans le 12e arrondissement de Paris.

Sidney Benudiz (à droite) et Jean-Claude Rubier dans le kiosque de l’AJDS au Salon des écoles juives de France. (AJDS Photo)

Une soixantaine d’écoles juives de France, des écoles francophones d’Israël et l’AJDS, qui représentait le réseau des écoles juives de Montréal, ont tenu des kiosques d’information.

Le but de ce salon est de faire la promotion des écoles juives et d’encourager les parents juifs à scolariser leurs enfants dans celles-ci.

Sidney Benudiz qualifie la première participation de l’AJDS au Salon des écoles juives de France d’”expérience des plus positives”.

Pour l’AJDS, ça a été l’occasion de nouer des liens avec les responsables du réseau scolaire juif de France et d’informer des familles juives françaises, envisageant l’option d’immigrer au Québec, sur la diversité des choix offerts par le réseau des écoles juives de Montréal.

L’Association “Choisir l’école juive” et sa présidente, Élodie Marciano, ont réservé un accueil chaleureux à Sidney Benudiz et au second représentant de l’AJDS, Jean-Claude Rubier, professeur de français à l’École Bialik.

“J’ai demandé à Jean-Claude Rubier de m’accompagner en France parce qu’il a une bonne connaissance du système scolaire français, ayant été lui-même directeur d’une école à Paris, du système scolaire québécois et du réseau des écoles juives montréalaises, où il enseigne actuellement. Ayant immigré à Montréal il y a quelques années, Jean-Claude Rubier a franchi avec succès les diverses étapes requises pour enseigner dans le système scolaire québécois. Sa présence a été grandement appréciée par nos interlocuteurs français.”

Pendant toute la journée, de 10h à 18h, de nombreuses personnes se sont arrêtées devant le kiosque de l’AJDS, orné avec une grande bannière arborant les noms et les écussons des écoles juives montréalaises membres de cette association.

Une brochure présentant le réseau scolaire juif montréalais, sa diversité et ses grands atouts pédagogiques a été spécialement conçue à l’intention du public français.

Sidney Benudiz et Jean-Claude Rubier ont répondu à une kyrielle de questions sur : le système scolaire au Québec, le pluralisme religieux qui caractérise le réseau des écoles juives montréalaises — écoles libérales, traditionalistes, orthodoxes —, les frais de scolarité annuels, les démarches à entreprendre pour émigrer au Québec…

En ce qui a trait aux frais de scolarité, Sidnez Benudiz a précisé aux personnes qui l’ont questionné à ce sujet qu’il existe un système d’aide financière basé sur les besoins de chaque famille.

“En ce qui concerne les frais de scolarité, je ne cesse de répéter à toutes les écoles affiliées à l’AJDS: faites des facilités aux nouvelles familles immigrantes juives de France, notamment à celles dont les parents n’ont pas encore un travail permanent.”

L’édition 2020 du Salon des écoles juives de France. (AJDS Photo)

À l’occasion de sa participation à ce salon, l’AJDS souhaitait rencontrer des enseignants juifs français intéressés à poursuivre leur carrière au Québec.

“Ce volet nous ne l’avons pas assez préparé cette fois-ci. Le Québec fait face à une pénurie d’enseignants. Les écoles juives montréalaises sont aussi en quête d’enseignants francophones chevronnés de l’étranger. Une personne nous a remis son curriculum vitae, que j’ai transmis aux écoles membres de l’AJDS dès mon retour à Montréal.”

Avant de s’envoler vers Paris, Sidney Benudiz a rencontré Laetitia Sellam, professionnelle du programme “Initiative France” de l’Agence OMETZ, dont le mandat est de prodiguer une assistance aux nouveaux immigrants juifs de France. Elle lui a confirmé que des familles juives françaises explorant la possibilité de s’établir au Québec lui demandaient régulièrement des informations sur les écoles juives de Montréal.

“Nous avons recommandé aux familles françaises désireuses d’obtenir des informations sur l’immigration au Québec et la communauté juive de Montréal de contacter directement Laetitia Sellam. Chose certaine : les écoles juives montréalaises, qui proposent un grand éventail de choix éducatifs, sont une option intéressante que nous tenions à présenter dans le cadre de ce grand salon dédié aux écoles juives francophones.”

Des conférences et des ateliers sur l’éducation juive étaient au programme de la journée.

Sidney Benudiz a établi des contacts avec les représentants du réseau des écoles juives Ozar Hatorah, qui se sont montrés très intéressés à établir un programme d’échanges académiques avec les écoles juives de Montréal.

L’excellent accueil réservé aux représentants de l’AJDS et le cadre stimulant de ce salon encouragent Sidney Benudiz à retenter l’expérience l’année prochaine.

“Nous n’obtiendrons pas des résultats concrets du jour au lendemain. Cette première expérience des plus fructueuses nous aura permis de semer les graines d’un projet dont les perspectives s’annoncent prometteuses. Les membres de l’exécutif de l’AJDS ont appuyé cette initiative. Le plus important pour nous, c’était d’expliquer à des familles juives françaises qu’elles ont une autre alternative: les écoles juives de Montréal, qui offrent une éducation de grande qualité.”

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